Camille Claudel et l’ombre du maître

Camille Claudel fut l’élève, la collaboratrice, la muse et l’amante de Rodin. Leur passion est à l’origine d’une véritable fusion artistique dont ils ne ressortirent pas tout à fait égaux… Tandis que les sculptures du maître prenaient une nouvelle dimension, l’œuvre de Camille n’aspirait qu’à une seule chose : se détacher de l’ombre de Rodin pour échapper à son destin tragique.

Un destin que nous avons choisi de raconter depuis leur première rencontre en 1882 jusqu’à l’internement de Camille en 1913. C’est en effet durant cette période passionnée que Camille Claudel réalisa la plus grande partie de son œuvre, animée par le tumulte de leur relation de maître à élève, d’amants, de collaborateurs, de génies…

Afin de ne rien perdre de la puissance, la profondeur et la sensualité des œuvres de ces deux grands sculpteurs, nous avons choisi de les faire évoluer dans leurs ateliers, leurs lieux de travail et de recherche artistique. Ainsi surpris dans leur intimité, on les voit sans artifice. Ils cherchent, tâtonnent et s’affrontent… le public partage avec eux des moments privilégiés où les créations des deux artistes se mêlent à leur relation amoureuse.

La projection ponctuelle d’images vidéos sur un grand tulle tendu guide le spectateur à travers le temps (élément majeur de l’histoire qui se déroule sur une quinzaine d’années) et les œuvres des deux sculpteurs. A travers l’œil de la caméra le spectateur se retrouve propulsé sur scène, il devient Rodin faisant un croquis, Camille sculptant le marbre. Il a à la fois une vision d’ensemble de la scène et une vision plus resserrée, plus subjective qui est celle du personnage.

Le jeu des comédiens répond à une logique plastique propre à la sculpture. Chaque mouvement, respiration, déplacement, s’inspire des œuvres des deux maîtres, créant ainsi une succession de véritables tableaux vivants. Les théories énoncées par Rodin ou Camille prennent vie sous les yeux des spectateurs invités à partager avec eux leurs interrogations, leurs doutes, leur passion, leurs vérités et leurs contradictions d’artiste…
Le texte proposé est le résultat d’un long travail d’écriture inspiré de nombreux documents : correspondances (de Camille Claudel, d’Auguste Rodin ou de divers critiques d’art), biographies, articles de presse de l’époque, mais aussi et surtout de leurs œuvres.

© Michel Die

Adaptation et mise en scène

Claude Pélopidas et Emilie Roudil

Interprétation

Emilie Roudil et Olivier Césaro

Décors / Jacques Brossier et Mathieu Prigent
Lumières / Jean-Louis Alessandra ou Damien Thille
Son / Yann Goulm
Régie / Sylvain Orsini

La presse en parle

A.V. La Marseillaise

 » Dans la salle, transformée en atelier de sculpture et de dessin, s’affrontent Auguste Rodin et Camille Claudel. Le public sent monter la tension dramatique qui mènera Camille vers la folie. Les projections d’extraits de lettres et de terre glaise rouge comme le sang de la vie, ponctuent l’adaptation du texte. A voir « 

Marie-Andrée Bezzina, Avignon Mag

 » C’est la passion de Camille pour son art et son maître qui nous est contée ici, de leur rencontre à son internement. L’histoire est connue. La mise en scène nous transporte dans leurs ateliers respectifs, tout au long de cette vingtaine d’années évoquées. Belle profondeur des décors. Succession de tableaux d’une grande richesse artistique. On a l’impression d’évoluer dans l’univers de beauté et de dramaturgie intenses du Caravage. Magnifique Camille! Toujours en lutte, contre son Dieu, son époque, aux prises avec son tempérament de feu, servie à merveille par une comédienne pas loin de l’état de grâce. « 

S.M La Revue Marseillaise du Théâtre

 » Passion d’artistes, passion d’amour, la force vive des comédiens et la mise en scène au plus près des sentiments provoquent des vagues d’émotion. Un moment intense. « 

Geoffrey LEBLANC, La Provence

 » Comment raconter les vingt années de l’amour qui dé­vora Camille Claudel ( Emilie Roudil) pour son maître (Oli­vier Cesaro), le sculpteur Ro­din? Tâche difficile s’il en est. L’amour surgit toujours là où personne ne l’attend et l’on croyait tout connaître de leur passion dévastatrice. Pourtant Claude Pélopidas (du Théâtre Ainsi de suite), à partir de documents et correspondances, reconstitue, avec force et conviction, la confrontation et l’effervescence artistique de ces deux êtres que tout rassemble en un seul bloc. L’originalité de la mise en scène donne à voir et à entendre cette cruelle et émouvante étreinte d’un destin tragique, celui de vouloir se dépasser. « 

M.L. La Provence

 » Outre l’excellente interprétation des acteurs, la musique pose une ambiance de suspense mélangée à la violence, comme celle des sentiments éprouvés par les personnages. Un spectacle émouvant. « 

© Ainsi De Suite - 2019 - Mentions Légales - Création : RenLow