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![]() {play}Audio/DuoMur.mp3|[AUTOPLAY]|transparent[BGCOLOR]|{/play} Interprétation et mise en scène // Claude Pelopidas Création et régie lumière // Jean-Louis Alessandra
« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »
… nous inviter, avec humour et poésie, à entrevoir l'indicible absurdité d'une barrière inutile. Il en profite pour défier son ombre adossée à la pierre, dans un match de tennis où le son des balles finira peu à peu par prendre l’allure d’obus pour finalement aboutir... à un éclat de rire. Comme avec un ballon, il joue avec cette poursuite de l'armée qui vient l’encercler lorsqu’il s’approche de leur limite. Et même à l'endroit où le moindre espoir semble définitivement condamné, nait encore, à chaque geste, l’inattendu... sonore ou visuel, émouvant ou comique.
Ce personnage pas vraiment comme les autres, cet être perdu dans les éternels dédales d’un présent inénarrable, nous convie à l’aventure guidée d’une visite insolite, celle de l’insaisissable instant. Délicatement, il nous prend et nous pose dans son ailleurs, précisément là où les lois ne sont plus les mêmes, où chaque geste devient un son, chaque son une lettre et chaque lettre les lignes d’une histoire, sans mot, mais ponctuée de vie.
Il s’évade dans un univers où la réalité semble devenir la tendre complice de l’illusion. Tout ce qu’il touche devient ce qu’il est. Il joue du violon avec une antenne en guise d’archer, se laisse bercer par le bruit de la mer en écoutant son verre, fait de sa radio un lion qu’il dompte dans une arène. Il est seul mais finit par former un duo entre ses rêves et lui-même. Et le jour où on l’invite à reculer derrière une ligne, une limite, une frontière, il choisit de dessiner sur cette partition trop grise d’une barrière en béton la folie sonore, écrite malgré lui, de sa dernière histoire.
Contre les murs, lui et son univers nous promettent certainement quelques fragments de vie tagués à jamais sur la bonne conscience des « briseurs de fêtes ». Une fois de plus, même à des milliers de kilomètres et en version originale, cette histoire ressemble déjà, encore et toujours… à la leur.... et à la nôtre.
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