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Exposition De l'autre côté du mur / Cité du livre
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De l'autre côté du Mur

Exposition du 27 janvier au 3 mars 2012

Le Mur de Berlin vu de l’Est dans les années 60

Ptésentée par le Centre Franco-Allemand de Provence

Cité du Livre (Galerie Zola)

Bibliothèque Méjanes

8–10, rue des Allumettes

Aix-en-Provence

▶ Le 18 février à 16h :

Mise en espace dans la salle d'expo par les étudiants du Théâtre Ainsi de Suite des paroles prononcées dans les années 60 depuis l’Ouest en direction de l’Est et rapportées par les soldats.

▶ Vernissage le 27 janvier 2012 à 18h30 suivi d’un entretien

avec Annett Gröschner et Arwed Messmer à 19h30

▶ 28 janvier à 14h30 : projection de documentaires sur le mur,

en coopération l’institut de l’image (Salle Armand Lunel)

▶ 21 février à 18h30 : conférence sur le Mur et les écrivains

allemand par Nicole Bary, Directrice de l’Association

Les Amis du Roi des Aulnes (Salle Armand Lunel)

▶ Projection du film « La Vie des autres » de Florian Henckel

von Donnersmarck, en coopération avec l’institut de l’image

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h — Entrée libre

Renseignements :

Centre Franco-Allemand de Provence au

04 42 21 29 12 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Bibliothèque Méjanes-Cité du Livre au

04 42 91 98 88 www.citedulivre-aix.com

Exposition

 

DE L’AUTRE CÔTÉ. LE MUR DE BERLIN

VU DE L’EST DANS LES ANNEES 60

 

Le 13 août 1961, à 1h00 du matin, les lumières s’éteignirent à la

Porte de Brandebourg à Berlin et des membres de la police et des

groupes d’intervention de Berlin-Est prirent position aux frontières

des différents secteurs entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. En l’espace

de quelques heures, les dirigeants de la RDA firent bloquer le passage

de la frontière vers Berlin-Ouest à l’aide de barrières en fil de

fer barbelé. Les jours et semaines qui suivirent virent la construction

d’installations frontalières infranchissables qui furent bientôt

désignées sous le nom de Mur de Berlin. Entre le 13 août 1961 et le

9 novembre 1989, Berlin-Ouest fut entièrement entouré par ce Mur

qui coupait le centre ville de Berlin par un no man’s land. Sa fonction

principale était d’empêcher l’évasion des Berlinois de l’Est et

des ressortissants de la RDA à l’Ouest. Dans la mémoire collective,

le Mur de Berlin est resté un ruban de béton à deux rangées, lisse,

blanc et surmonté d’un bourrelet en béton, avec entre les deux rangées

une étendue vide, soigneusement ratissée, appelée « couloir de

la mort », bordée de miradors. Telle est l’image renvoyée par le Mur

au cours des dix dernières années de son existence. Au milieu des

années soixante, des murs d’immeubles, des barbelés, des clôtures

en grillage et des plaques de béton empilées, à côté des barrières

antichar faites de rails de chemin de fer, des fossés, des miradors

aux formes les plus singulières ainsi que des chemins de ronde où

patrouillaient les chiens, constituaient une frontière en plein centre

de Berlin déjà quasi infranchissable à l’époque. Cette exposition est

consacrée à la période allant de 1963 à 1970.

Au milieu des années 1990, l’auteure Annett Gröschner et le photographe

Arwed Messmer font une découverte unique dans les archives

militaires : une caisse pleine de bobines de films provenant

de la RDA et contenant des clichés hautement secrets, pris dans les

premiers temps du Mur. Dans les années 1965/66, des soldats frontaliers

de la RDA ont photographié la bande frontalière qui séparait

Berlin sur une distance de plus de quarante kilomètres, et ont pris

plus de mille clichés de Berlin-Ouest. Arwed Messmer a numérisé

ces photos, qui se trouvent aujourd’hui aux Archives Fédérales, afin

de reconstituer environ trois-cent panoramas qui sont présentés à

l’exposition « De l’autre côté. Le Mur de Berlin vu de l’Est dans les

années 60 ». Ces panoramas sont accompagnés de légendes extraites

des rapports rédigés par la police frontalière – des paroles prononcées

depuis l’Ouest en direction de l’Est et rapportées par les soldats.

Annett Gröschner a condensé et localisé géographiquement ces

compte-rendu – qu’il s’agisse de remarques banales échangées entre

habitants (« Il fait aussi froid chez vous que chez nous ? »), de railleries

et de sarcasmes (« Pas de charbon à la cave, rien dans la culotte,

c’est ça votre 20e anniversaire ? ») ou de propositions engageantes

(« Venez donc chez nous, nous avons de belles femmes pour vous.

Vous pourrez avoir aussi une voiture. ») Toutes ces images constituées

de photos et de légendes, complétées de portraits de soldats,

de clichés de miradors, d’instantanés ainsi que de procès-verbaux

de fuites ou de tentatives de fuites nous donnent une idée de la vie

quotidienne à la frontière. L’exposition « De l’autre côté. Le Mur de

Berlin vu de l’Est dans les années 60 » et l’ouvrage qui l’accompagne

cherchent à recréer l’atmosphère à l’époque de la division de Berlin

et à nous ouvrir les yeux sur ce monde qui symbolise mieux que tout

autre les dérives du 20e siècle.